Suivi de la qualité de l’air grâce aux transports en commun

Suivi de la qualité de l’air grâce aux transports en commun

Pour connaître rapidement le taux de pollution dans son quartier ?

il sera bientôt possible d’utiliser une application pour smartphones, exploitant les données de capteurs installés sur des transports en commun. C’est du moins l’objectif du projet de démonstration OpenSense réalisé sur Zurich par des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.

Choisir son trajet, l’heure de ses sorties, en fonction de la qualité de l’air

c’est l’objectif recherché par l’application « Mobile Observatory » mise au point par des chercheurs du laboratoire des systèmes d’information de l’EPFL. Actuellement encore sous la forme d’un prototype, cette innovation pourrait être accessible au public assez rapidement.

Testée depuis quelques mois à Zurich auprès d’un échantillon de volontaires

l’application permet aux utilisateurs de connaître en un clic et en temps réel, les taux de présence de certains polluants à des endroits précis de la ville (il peut même sélectionner systématiquement quelques rues ou points à surveiller pour lui).

Les informations proviennent d’un réseau de capteurs installés sur les toits de plusieurs trams dans le cadre du projet OpenSense

mené depuis trois ans à Lausanne et Zurich par quatre laboratoires de l’EPFL et un de l’ETHZ (à Zurich). L’intérêt de cette approche de capteurs mobiles est grand car les transports publics quadrillent en général très bien une localité et permettent donc une vision de la qualité de l’air en de nombreux endroits, multipliant les points d’analyse dans des zones représentatives de la fréquentation réelle du public, donc apportant une précision plus grande.

Les infos fournies en temps réel sont particulièrement utiles à ceux qui souffrent de maladies respiratoires

ou lors de journées où la couche de nuages fait dangereusement monter la concentration en particules fines dans les villes. On peut ainsi imaginer qu’une personne asthmatique pourra choisir la période de la journée où la pollution est la plus basse pour sortir faire des courses dans une zone donnée, ou un joggeur qui pourra courrir sur les sites et à l’heure où le taux d’ozone est moins élevé.
Actuellement une dizaine de boîtiers sont actifs sur les trams de Zurich, à titre de test. Ils  mesurent la température, l’humidité, la présence et la quantité de particules fines, ainsi que l’ozone, le CO2 ou certains COV.

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